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LE FRUIT DE L’ESPRIT EST “JOIE”
1. Le Franc-maçon, chaque jour, poli sa pierre, construit son Temple afin de devenir un homme emplie de sagesse et de joie au service des autres. Cette évolution de l'homme est citée dans la Règle Maçonnique à l'Usage des Loges Réunies et Rectifiées Arrêtée au Convent général de Wilbelmsbad, en 1782.
En prologue.
" O toi qui viens d'être initié aux leçons de la sagesse ! fils de la vertu et de l'amitié ! prête à nos accents une oreille attentive, et que ton âme s'ouvre aux préceptes mêlés de la vérité ! Nous t'enseignerons le chemin qui mène à la vie heureuse ; nous t'apprendrons à plaire à ton Auteur, et à développer avec énergie et succès tous les moyens que la Providence te confia, pour te rendre utile aux hommes, et goûter les charmes de la bienfaisance. "
Et en conclusion :
" Que les leçons que l'Ordre t'adresse pour te faciliter le chemin de la vérité et du bonheur, se gravent profondément dans ton âme docile et ouverte aux impressions de la vertu ; si les maximes salutaires, qui marqueront pour ainsi dire chaque pas que tu feras dans la carrière Maçonnique, deviennent tes propres principes, et la règle invariable de tes actions ; ô mon frère quelle sera notre joie ! tu accompliras ta sublime destinée, tu recouvreras cette ressemblance divine, qui fut le partage de l'homme dans son état d'innocence, qui est le but du Christianisme, et dont l'initiation Maçonnique fait son objet principal ; tu redeviendras la créature chérie du Ciel : ses bénédictions fécondes s'arrêteront sur toi ; et méritant le titre glorieux de sage, toujours libre, heureux et constant, tu marcheras sur cette terre l'égal des Rois, le bienfaiteur des hommes, et le modèle de tes frères. "
Saint MARTIN, dans ses écrits décrit cet homme nouveau de la manière suivante :
" Ce nouvel homme a pour mission de transformer en lumière tout ce qui est obscur en lui; il émane de la bonté comme l'homme du torrent émane de la chaleur. Traversant, sans être ému, les épreuves les plus dures que lui envoie "le prince de ce monde" qui n'aime pas voir son domaine envahi par des étrangers venus du plan céleste, ce "nouvel homme", s'il domine toutes les terreurs et toutes les épreuves, connaît la joie de l'union intime avec le plan divin. Il a brûlé tout ce qui était ténèbres, et le Christ peut agir à travers lui; il devient un "homme esprit", il peut guider les âmes vers celui qui ne trompe pas "
2. La Bible nous dit que la joie a sa source dans le cœur : Elle est faite de bien-être, de contentement, d'harmonie. La joie est à la fois douce, intime, silencieuse et se dit à peine mais est aussi explosion et cris
La joie trouve son origine véritable en Dieu et cette joie de Dieu, dépasse la simple notion d'être heureux. Parce que le bonheur en général n'est qu'une émotion qui dépend de circonstances extérieures. Elle concerne plutôt le bien-être et la joie spirituelle de ceux qui connaissent le Seigneur.
La joie est une liberté qui est donnée au croyant de vivre dans le Christ, en dépit des angoisses.
Dans le Nouveau Testament, la joie est liée à l'annonce de la Bonne Nouvelle du royaume : elle accompagne la naissance de Jésus - son entrée triomphale à Jérusalem et sa résurrection.
Dans l'évangile de Saint Jean, Jésus est venu afin que les hommes aient sa joie en eux et il la leur donne
Elle est donnée aux disciples avec le Saint-Esprit.
La joie est un fruit de l'Esprit, elle ne se laisse pas affecter par les circonstances contraires ou douloureuses.
A la fin des temps, les croyants seront réunis avec Jésus-Christ dans une joie éternelle.
On remarquera que la joie est toujours associée à la lumière : là où est la lumière est la joie (Esther 8, 16 : "Ce fut, pour les Juifs, un jour de lumière, de liesse, d'exultation et de triomphe") : la liesse, vient du latin laetitia et s'applique à une joie débordante. Là où est la joie, il y a la lumière, qui rayonne et illumine ceux qui la portent
L'Evangile de Saint Jean est l'Evangile de la lumière : dès les premiers versets il nous est dit : "Ce qui fut en lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes…" (Jean 1, 4)... "Il était la lumière véritable, qui éclaire tout homme, venant dans le monde." (Jean 1, 9). Il continue par : "mais celui qui fait la vérité vient à la lumière…" (Jean 3, 21), avec au total vingt-quatre mentions de la lumière(3), la dernière se situant en Jean 12, 46 "Moi, lumière, je suis venu dans le monde, pour que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres".
La lumière ensuite est remplacée, notamment dans le Sermon après la Cène, par la "gloire"(4) (Jean 17, 22, par exemple) : "Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un…". La gloire donnée aux hommes vient de Dieu. Qu'est-ce que la gloire si ce n'est la joie lumineuse de Dieu !
Effectivement, c'est par des signes de lumière que se manifeste la béatitude éternelle de Dieu, joie, "gloire", que Dieu donne à ses proches, à tout son peuple : "En mes proches je montre ma sainteté, et devant tout le peuple je montre ma gloire." (Lv 10, 3).
La Passion de Jésus, souffrance de Dieu, souffrance des hommes, jusqu'au matin de Pâques se déroule dans l'obscurité : chez Jean, à ce moment, toute mention de la lumière disparaît ; chez les autres Evangélistes (Mathieu 27, 45 ; Marc 15, 33 ; Luc 23,44), on a mention symbolique de l'obscurité sur la terre à trois heures, l'heure de la mort du Christ.
Jésus ressuscite au matin, au moment de la naissance de la lumière, Lumière qui nous donne la lumière, aube nouvelle, matin nouveau… C'est le matin qu'il rencontre Marie-Madeleine, c'est le matin que les apôtres le voient au bord du lac… Jean ne parle plus de la lumière après la Résurrection, car, pour lui, il n'y a plus d'autre lumière que le Christ ressuscité : le Christ, lumière annoncée et définitivement trouvée. Cette lumière qui habite désormais les apôtres (ils ont reçu l'Esprit, le soir de Pâques) les mènera pour annoncer la bonne nouvelle "jusqu'aux extrémités de la terre". Jésus ne dit-il pas explicitement : "Moi, je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie." (Jean 8, 12 ). "Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde". (Jean 9, 5)(5).
Et l'Evangile finit dans l'attente ("Si je veux qu'il demeure jusqu'à ce que je vienne.", Jean 21, 22 et 23) : attente de ce monde qui aspire à la joie et à la lumière, joie contenue ("il vit et il crut", Jean 20, 7), joie explosive (Ps. 100 (99), 4, LCPD) "Acclamez le Seigneur, toute la terre, éclatez en cris de joie !").
3. A la fin de la clôture de la loge d'Apprenti tenue, le Vénérable Maître dit : " Mes chers Frères, allez donc en paix jouir du repos que le travail vous a mérité, et portez parmi les autres hommes les vertus dont vous avez juré de donner l'exemple. Mais avant de nous séparer, donnons tous ensemble le signe d'allégresse et d'union fraternelle. "
Puis, après les applaudissements maçonniques il ajoute : " Je vous invite tous à un banquet frugal et fraternel, venez-y goûter dans une société de Frères, les charmes de l'égalité. "
Il annonce donc un moment ou la joie doit être présente. La joie fraternelle, les joies de l'amitié que l'on apporte et que l'on trouve auprès de ses proches, de ses amis, de sa famille.
Et je finirais cette troisième partie avec la lecture des Propos sur le bonheur (LXXVII) du philosophe ALAIN :
" Il y a de merveilleuses joies dans l'amitié. On le comprend sans peine si l'on remarque que la joie est contagieuse. Il suffit que ma présence procure à mon ami un peu de vraie joie pour que le spectacle de cette joie me fasse éprouver à mon tour une joie ; ainsi la joie que chacun donne lui est rendue ; en même temps des trésors de joie sont mis en liberté, et tous deux se disent : " J'avais en moi un bonheur dont je ne faisais rien. " La source de la joie est au-dedans, j'en conviens ; et rien n'est plus attristant que de voir des gens mécontents d'eux et de tout, qui se chatouillent les uns les autres pour se faire rire. Mais il faut aussi dire que l'homme content, s'il est seul, oublie bientôt qu'il est content ; toute sa joie est bientôt endormie ; il en arrive à une espèce de stupidité et presque d'insensibilité. Le sentiment intérieur a besoin de mouvements extérieurs. Si quelque tyran m'emprisonnait pour m'apprendre à respecter les puissances, j'aurais comme règle de santé de rire tout seul tous les jours ; je donnerais de l'exercice à ma joie comme j'en donnerais à mes jambes. Voici un paquet de branches sèches. Elles sont inertes en apparence comme la terre ; si vous les laissez là, elles deviendront terre. Pourtant elles enferment une ardeur cachée qu'elles ont prise au soleil. Approchez d'elles la plus petite flamme, et bientôt vous aurez un brasier crépitant. Il fallait seulement secouer la porte et réveiller le prisonnier.
C'est ainsi qu'il faut une espèce de mise en train pour éveiller la joie. Lorsque le petit enfant rie pour la première fois, son rire n'exprime rien du tout ; il ne rie pas parce qu'il est heureux ; je dirai plutôt qu'il est heureux parce qu'il rie ; il a du plaisir à rire, comme il en a à manger ; mais il faut d'abord qu'il mange. Cela n'est pas vrai seulement pour le rire ; on a besoin aussi de paroles pour savoir ce que l'on pense. Tant qu'on est seul on ne peut être soi. Les nigauds de moralistes disent qu'aimer c'est s'oublier ; vue trop simple ; plus on sort de soi-même et plus on est soi-même ; mieux aussi on se sent vivre. Ne laisse pas pourrir ton bois dans ta cave. "
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